Je tombe sur cette vidéo grâce à un twitt de @joiedevivre66 et je reste pétrifiée, sonnée, choquée.
Faut-il vraiment en arriver là pour faire rentrer dans le crâne des gens que l’alcool au volant ça tue?
La violence des images et des émotions véhiculées est extrême, c’est trop réel pour que le spectateur (à mon sens) s’échappe en pensant: ce n’est qu’un film.
Mais, où projeter cette vidéo pour que le plus de monde la voie? Sur le Web oui, bien sûr; mais aussi dans les classes, au cinéma.
Je suis certaine qu’après avoir vu ça, la prochaine fois que je bois un verre d’alcool avant de prendre le volant, je vais repenser à cette dramatique histoire. Mais, je fais partie des gens déjà attentifs et soucieux de ne pas mettre en danger soi et les autres par une attitude irresponsable; qu’en est-il de ceux qui prennent régulièrement ces risques? Seraient-ils réceptifs autant que moi? Je pense qu’autant les « jeunes » que leurs parents devraient voir ça et se pencher sur la question.
Comment faire encore mieux passer ce message qui circule depuis maintenant des années et des années? A-t-on atteint le maximum de personnes que l’on pouvait sensibiliser ? Est-ce en montrant autant de réalisme que l’on ira toucher les « autres » encore inconscients?
Dernièrement, j’ai reçu un prix. C’est un prix de félicitations, un bravo, une marque de reconnaissance qui m’a fait très plaisir. Je ne l’ai pas cherché, mais je l’ai reçu et c’est à mes professeurs que je voudrais le dédier.
Ce prix du doyen, c’est une belle occasion de remercier mes chargés de cours de la faculté de l’Éducation permanente de l’Université de Montréal. Comme je suis ingrate, me dis-je, d’y penser et de le faire après avoir été félicitée, et non simplement parce que depuis le début je le dis: les chargés de cours que j’ai eu tout le long de mon parcours à l’UdeM sont des professionnels qui m’ont outillée, qui m’ont appris à faire appel à mon intelligence et à mon sens critique pour m’approprier ce qu’ils me donnaient: leur expérience, leur savoir et leur savoir-faire, leurs réflexions et leur temps.
Pour avoir moi-même enseigné, je connais leur réalité et je crois pouvoir dire qu’ils nous ont donné beaucoup d’eux-mêmes, en nous écoutant, en acceptant nos remises en questions et en s’adaptant à chacun nous, étudiants aux intérêts, motivations, expériences et expertises si variés.
Les soirées que j’ai passées à l’UdeM ces cinq sessions, je les ai aimées, elles m’ont permis de me dépasser, de me voir grandir et me développer. Tous les « profs » m’ont aidée à prendre conscience que ce que j’avais fait avant d’arriver sur ces bancs d’école n’était pas inutile, voire que c’était un bon tremplin à utiliser.
Alors, à vous messieurs et mesdames qui continuez de transmettre et de partager ce que vous savez et vivez au quotidien, je vous dis un grand merci.
Allez, un peu d’auto-promo (je n’aime pas ça, mais j’avoue que j’ai eu beaucoup de plaisir à relever ce beau défi).
Lundi dernier, j’étais à Sherbrooke pour donner une conférence-atelier à une dizaine d’étudiants de maîtrise en Environnement. L’intitulé du cours est « Communication et Gestion participative ».
J’ai mis sur slideshare le power point que j’avais monté pour l’occasion (voir u bas de ce billet), je cite de nombreuses sources comme Pierre Bouchard et CASACOM, sans compter Brian Solis et son ouvrage que je recommande toujours Putting the Public Back in Public Relations.
Pour l’aspect environnement, j’ai cité la blogueuse Cécile Gladel, le compte Twitter de François Cardinal et j’ai donné comme exemples de relations publiques 2.0 le Pont Mercier et le blogue de Luc Ferrandez, maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.
J’ai cité d’autres professionnels en relations publiques et blogueurs influents, tout comme, évidemment, Michelle Blanc notre blogueuse nationale!
Bref, je me suis pliée au bel exercice de synthèse et de « vulgarisation » nécessaire à toute activité de partage de connaissances et, il semblerait que je m’en sois pas mal sortie! En tout cas, ça m’a rappelé combien, enseigner, j’aime ça!
Dans cet excès d’orgeuil, je cite un extrait des remerciements de Serge Cabana:
« La prestation enlevante et les exemples adaptés au contexte professionnel ont réussi à conférer un caractère pragmatique à un cours qui aurait pu sombrer dans les technicalités et les théories nébuleuses. L’auditoire n’était pas gagné d’avance. Or, personne ne s’y est ennuyé et tous en sont ressortis mieux au fait des nouvelles tendances dans l’utilisation des réseaux sociaux. »
Un tweet de Michelle Sullivan cet après-midi pique ma curiosité et, de fil (un article d’André Valiquette sur le site de la SQPRP) en aiguille (le téléjournal sur Radio-canada: le métier de relationniste), je constate qu’effectivement le discours que l’on véhicule sur les relations publiques et leurs professionnels est erroné, grossier et malhonnête.
Je dirai même que le montage et les mots utilisés dans la bande sonore de ce reportage sont très significatifs du message (très contrôlé, lui) que veulent faire passer ses réalisateurs: les « relationnistes » se font payer cher par leur clients qui ont fait de graves erreurs (exemples de Maple Leaf avec la crise de la listériose et Toyota à l’appui).
Donc, les professionnels en relations publiques se font payer très cher par des criminels pour les sortir de leur situation inconfortable au moyen de message contrôlés diffusés dans les médias.
Allons, bon! Les médias seraient donc complices puisqu’ils diffusent ces messages, même mot pour mot parfois comme le montre le reportage.
Moi, ce que j’en pense c’est que dans la vie de tous les jours, tout en restant honnête et vrai, on se prépare, on anticipe (ou on essaie) sur ce qui va ou peut se passer et on a ainsi l’impression de plus contrôler les choses.
N’importe quelle fille (n’importe qui même), j’en suis certaine, s’est déjà retrouvée devant un miroir un jour et s’est essayée à répondre à une question imaginaire posée par un hypothétique beau jeune homme dans une fantasmatique situation de drague située dans un lieu idyllique. Est-ce mentir et être malhonnête que de faire cela? Non, c’est se préparer et essayer de se montrer sous son meilleur jour; il n’y a rien de mal là-dedans.
Mentir, ce n’est pas acceptable, c’est une question d’éthique. Accepter un contrat, décider de conseiller une personne coupable, c’est chacun, avec soi-même, qui doit décider.
Mais arrêtons de jeter la pierre aux RP, ce métier est un métier d’écoute et d’anticipation, de gestion de ce qui arrive et de ce qui peut arriver et de comment en parler. Il ne s’agit pas de faire un lavage de cerveau aux gens dans un climat de propagande.
Il n’est pas question de manipuler intentionnellement le cours des choses, mais bien d’avoir un impact positif sur les événements dans le respect de tous. Point.
Et oui, un titre évocateur pour moi: mais où sont donc passées les problématiques et les situations de crise qu’ont a gérer certains professionnels en relations publiques comme annoncé?
silence…
Dans la série Mirador, jusqu’au dernier épisode, les relations publiques ont été reléguées au simple rôle de vague décor, un fond de scène sans intérêt qui laisse toute la place aux acteurs de jouer sans ombrage et aux intrigues de s’envoler!
Une pièce de boulevard, où les intrigues amoureuses et familiales ont toute leur place. Et les relations publiques dans tout ça? Juste une excuse pour accrocher le spectateur (du moins celui qui travaille en relations publiques) le temps de nouer l’intrigue. Comme je commente sur de blogue d’AGC :
« Le caractère manichéen de cette vision de ce que peut-être le traitement d’une nouvelles par les médias et les professionnels en RP est dommage. Comme vous le dîtes, cela aurait pu être l’occasion de présenter ce que nous faisons et de sortir d’une vision hollywoodienne de la profession…mais, n’est-ce pas cela le propre d’une série TV ? Ne refléter en rien, ou presque, la réalité?! Mirador est une histoire de famille assaisonnée de sexe.. vaguement teintée de relations publiques à mon avis! »
Une vraie déception oui; mais, en même temps, comment être objective? Mirador ne fait pas partie des séries que je pourrais regarder juste « pour passer le temps », j’avais une attente, et une grosse! Elle n’a pas été comblée, dommage pour moi!
Et vous, votre verdict après cette première saison?
Destiné à présenter mes différents centres d’intérêt professionnels, ce blogue se veut également être un espace d’échange. Jeune professionnelle en relations publiques, l’écoute et le dialogue, la rigueur et la curiosité, l’écrit et l’oral sont au coeur de mes pratiques, avec tout ce qu’ils impliquent d’inattendu. Pour me contacter : aurelie.alaume@gmail.com Twitter Linked In Mon [...]more →
Putting the Public Back in Public Relations, Brian Solis et Deirdre Breakenrigd (2009).
Les relations publiques: le syndrome de la cage de Faraday, Danielle Maisonneuve (2004).