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Quoi dire, comment le dire et pourquoi le dire?

Question dont je vous fais part et qui m’interpelle, qui revient, que je me pose souvent lorsque me vient l’idée ou l’envie d’écrire un nouveau billet: est- ce que je peux me permettre de dire ça, d’évoquer ça, de lancer ça?

Quand on balaie les émotions d’un texte pour qu’il soit conforme (à quoi? un idéal d’écriture? je vous le demande) il est assez creux, en tout cas c’est ainsi que je le ressens. 

J’ai déjà un blogue depuis plus de deux ans, un blogue « perso » je dirais, mais qui ne l’est pas vraiment; et dans ce blogue je n’ai jamais, ou quasiment jamais donné mon avis.

Triste constat.

Mais je peux justifier cela; je peux m’expliquer en disant que ce blogue a toujours été, potentiellement, lu par mes étudiants; je ne voulais donc pas les blesser involontairement en faisant un billet d’humeur et en « m’en prenant » à leurs pairs, leurs habitudes, que sais- je encore? Bref, j’ai toujours voulu faire plaisir à mes lecteurs d’abord.

 

Sur ce blogue non plus, un blogue tout nouveau et qui se cherche encore, je ne peux pas tout dire comme ça sort, sinon!

Sinon, quoi? Sinon il me faudrait me justifier d’une humeur, d’un point de vue que je n’ai pas appris à défendre (et peut-être indéfendable, d’ailleurs si on creuse un peu). 

 

Quelle position prendre sur son blogue? Quel ton adopter? Comment intéresser sans faire fuir? je sais bien qu’on ne peut plaire à tout le monde, c’est évident, mais, mine de rien, on veut être lu, sinon on n’écrit pas sur un blogue. 

Et puis, bloguer pour provoquer, ce n’est pas trop mon truc, moi. Pourquoi est-ce que je blogue?

Pour apprendre, pour communiquer, pour réseauter. 

 

La même chose pour l’introduction du web participatif dans une campagne de communication me turlupine. C’est sûr que si l’envie, le désir de collaborer, d’échanger avec les publics n’a pas surgi, c’est peine perdue. Mais si l’envie est là, la curiosité et si le « client » en ressent le besoin, s’il a « la fibre » participative, comment aborder la chose?

J’en reviens toujours là, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un tabou, d’une peur d’en dire plus que prévu, mais simplement d’une sorte d’idéal que j’ai, que je veux atteindre, une histoire de perfection ou quelque chose dans le genre. 

En fait, la clef, ça doit être bloguer pour se définir, se définir comme blogueur et comme professionnel aux yeux des lecteurs; se définir à travers ses préoccupations, ce qui importe beaucoup et ce qui importe peu, ce qui fait réagir, ce qu’on veut partager.

Et, vous êtes-vous déjà posé la question du ton? Est-ce que ça vient avec le temps, tout simplement?

Posted in Sur le vif, divers et variés, relations publiques.

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3 Responses

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  1. Sophie Labelle says

    Très bon billet Aurélie. Ton introspection m’a touché, car je m’y suis retrouvée également. Je me souviens quand j’ai commencé à bloguer il y a bientôt 1 an, je l’ai fais d’abord par curiosité. Je voulais découvrir davantage ce nouveau médium et l’expérimenter moi-même sur le terrain. Je me souviens aussi que mon mandat de présidente des Jeunes professionnels en RP de la SQPRP (ça fait long à écrire hein ?) se terminait et je me disais que le contact avec les gens allait me manquer. Avoir un titre de présidente, ça a un « standing », mais ça m,a permis surtout de devenir une référence, ce que j’adorais. Une référence en ce sens où les jeunes qui avaient des questionnements sur leur carrière, sur leur études, sur leur implication dans l’association, venait spontanément me voir. Et moi, j’étais contente de donner de mon temps, de les aider, de les inspirer, de partager avec eux mon petit vécu. J’adorais ce sentiment de me rendre utile. J’ai décidé de bloguer pour me rendre utile. Pour apprendre, communiquer et réseauter aussi comme toi, mais surtout, pour partager. Je suis bien contente d’avoir fait le saut !

  2. admin says

    Merci d’avoir pris le temps de lire mais aussi de commenter ce billet, Sophie.
    Tout ce que tu as écrit éclaire bien ma lanterne.
    On se voit bientôt.
    Aurélie

  3. Michelle Sullivan says

    Janvier 2009 marque le 2e anniversaire de mon blogue – j’entreprendrai donc ma troisième année de rédaction cette semaine (fini les vacances!).

    Je te dirais que ta question en est une qui revient souvent – on prend, de temps en temps, un peu de recul afin d’évaluer nos objectifs et d’ajuster le tir. Il y aura quelques changements cette année dans le blogue de michellesullivan.ca, car mes objectifs professionnels et personnels sont en mutation. On verra où ça m’emmènera.

    Pour ce qui en est de ton blogue, Aurélie, je te souhaite de trouver une voix qui saura te plaire tout en sachant que le ton et les préoccupations évolueront certainement avec le temps.



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