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Un petit tour chez Cascades

La dernière intervention de la matinée Infopresse-SQPRP était celle de monsieur Hubert Bolduc de chez Cascades

Sa « prestation » s’est déroulée en deux temps. En premier lieu et c’est ce que je voudrais voir ici, il a tenu à préciser deux trois petites choses assez essentielles quant à la responsabilité sociale de l’entreprise (CSR en anglais) versus le développement durable. Il est également revenu sur l’appellation même de relations publiques. 

Ensuite, il a sorti « sa cassette », comme il l’a dit et nous a parlé de Cascades!

 

Alors, cette traduction mal faite de Public Relations en « relations publiques » le dérange et il nous l’a dit: l’adjectif publique au féminin pluriel se rapportant directement aux relations n’a pas de sens, déjà, ça commence bien. On s’occupe des relations avec nos publics et, dieu sait qu’ils sont nombreux!

Ensuite, il nous propose cette citation: 

« Lorsqu’une entreprise annonce qu’elle fait quelque chose de bon pour l’environnement, c’est rarement pour la cause noble de vouloir améliorer la société. Les entreprises sérieuses ne gaspillent pas de l’argent pour être vertes ou éthiques à moins d’espérer quelque chose en retour. » The Financial Times

(traduction libre proposée par m. Bolduc)

Arrive donc, tout naturellement, la question, le concept, de philanthropie qui, selon lui, n’a plus sa place dans le futur. Le don stratégique, la commandite stratégique: oui, bien sûr: mais c’est stratégique. 

Loin de lui tout jugement moral, pas question d’être vus comme des méchants, non, c’est juste que c’est la réalité: faut que ça nous rapporte et c’est honnête de penser ainsi.

À qui doit-on donner, pas pour le « bien » moral, mais pour être perçues comme des organisations « concernées » par le public visé à travers cette commandite? C’est ça, la vraie question, nous dit-il. 

Alors, on fait quoi? du Corporate Social Responsibility ou du développement durable?

Ce qu’on fait, annonce-t-il pour mettre fin à cette première partie, c’est du CSR, mais attention: 

Corporate Stakeholder Relations.  C’est ça qu’on fait tous les jours.

 

Alors, c’est vrai qu’on s’adresse, quoi qu’on fasse à des publics, nos publics (larges et divers comme ils sont pour nous, les RP) mais, on peut le faire aussi parce que nous ne sommes pas des calculatrices sur pattes. Je veux dire par là que le choix de commandite doit être orienté vers un public cible, mais que, lorsqu’on a le choix, la subjectivité ne rentre-t-elle pas en jeu?

Je pense que oui, et qu’on ne peut pas systématiquement tout expliquer par A+B.

 

Un petit regret vis-à-vis de cette conférence, fort divertissante au demeurant, c’est qu’elle a été, tout au long, émaillée d’une sorte de private joke, si je peux dire qui m’a déplu.

En effet, parce qu’il n’a pas le temps, vraiment et sincèrement, ce cher monsieur ne comprend pas comment, concrètement, les autres font pour être sur Facebook, Twitter, et autres plateformes du web participatif. De toutes façons, c’est une mode et, comme l’illustre la citation qu’il propose de Coco Chanel: «  La mode se démode, le style jamais. »

Mais, moi, même si je débute et que je n’ai pas la prétention de tout savoir, loin de là, ni de tout avoir compris de ces médias sociaux, je pense que le web 2.0, ce n’est pas une mode en tant que telle, mais que c’est plutôt un style, nouveau, de communiquer.

Or, ça, à mon humble avis, ça va en marquer plus d’un et pour longtemps!

Posted in SQPRP, relations publiques.

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Continuing the Discussion

  1. Des attachés de presse attachés de près! – Relations publiques au quotidien linked to this post on 6 08 2009

    [...] Je n’avais pas aimé son discours sur les médias sociaux à l’automne dernier à la journée Infopresse… comme quoi [...]



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