Je ne crois plus au Père Noël, non, non; d’ailleurs ça commence à faire quelques années maintenant que j’ai appris qu’il n’existait pas.
Et bien figurez- vous qu’hier à l’université (j’étais à un cours sur les relations gouvernementales, ou le lobbying) j’ai fait une découverte naïve qui se compare définitivement à celle du Père-Noël-qui-n’existe-pas.
Je m’explique.
Au fil de mes lectures et des cours de Martine Hébert, j’en suis arrivée à prendre conscience que les hauts fonctionnaires québécois ne sont pas « politisés », qu’ils sont impartiaux et qu’il ne ne doivent pas, d’ailleurs, prendre un parti autre que celui du respect des règles établies.
Oui, je sais, ça peut paraître très niaiseux, et ça l’est sûrement pour la majorité d’entre vous, mais pour moi ça a déclenché toute une avalanche de pensées et de prises de conscience fort importantes.
Notamment:
- Tout citoyen peut avoir un rôle à jouer, chacun de nous a une place (possible) dans les débats qui nous concernent tous (ce n’est pas peine perdue quand on ne copine pas avec les politiques).
- Le lobbying, ou la pratique des relations gouvernementales, c’est un droit (j’aurais envie de dire un devoir…) que nous avons de faire entendre, en toute honnêteté, ce que nous pensons bon, bien, bénéfique, important, crucial, …
- C’est LA condition pour que soit respectée la démocratie, et nous nous devons (d’essayer) de faire passer nos messages avant de grogner.
- L’opinion publique est donc façonnée, non seulement de ce que disent les médias (informés aussi par les groupes de pression, il va sans dire), mais aussi de ce que nous, tous, ceux qui ont quelque chose à dire et des solutions à apporter, exprimons haut et fort.
- Les hauts fonctionnaires sont impartiaux (d’un point de vue politique), je ne dis pas qu’ils sont objectifs (qui peut l’être?).
- Les politiques ne sont pas plus intelligents que vous et moi (sans méchanceté aucune), dans le sens où ils ont des idées, des idéaux (nous aussi) et ils sont entourés de conseillers, de lobbyistes, qui leur donnent, aussi, des idées,etc.
Et voilà, j’en étais là hier soir, comme le jour où j’ai appris que le Père Noël n’existait pas. Déçue, mais surtout, j’ai compris que moi aussi je pouvais/ devais (?) faire des cadeaux/ faire bouger les choses!
Nota bene: je n’ai pas mis de sources, j’ai commencé à faire des recherches. L’article que je lisais hier avant le cours, c’était: L’administration publique québécoise: évolutions sentorielles 1960- 1985- chapitre de Jacques Bourgault: Évolution de la haute fonction publique des ministères du gouvernement du Québec- sous la direction de Yves Bélanger et Laurent Lepage aux Presses de l’Université du Québec, 1989.

Bonjour Aurélie,
Je suis française et j’ai envie de pleurer de bonheur après avoir lu ton post. Ici tout est politisé et contrôlé par le petit cercle qui gravite autour du président. Depuis la fin de la 2nde guerre mondiale, la France a voulu le nucléaire et elle l’a ainsi qu’une contamination désastreuse de l’environnement par les déchets d’uranium. L’homme est donc inévitablement touché puisque l’exploitation des 210 mines d’uranium a produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière.
Le président de la COGEMA étant également le directeur de l’association nationale des Ingénieurs des mines, autrement dit de l’association qui doit contrôler … la COGEMA!!!
Areva a tenté de faire suspendre la diffusion de l’émission , au prétexte que le document était à charge . C’est vrai , montrer la réalité nuit gravement à l’image de marque de l’entreprise … qui n’a pas daigné utiliser son droit de réponse . On peut donc supposer que dans les semaines proches , nous allons avoir droit à une nouvelle campagne de pub télé. A moins que .. a moins qu’Areva sache que l’emission de FR3 est arrivée après le match de foot , F2 et un film (débile) de M6…
Le nucléaire est une affaire d’état, on dirait même que les citoyens français en sont convaincus.
http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/51415247-fr.php
Salut la française,
dis-moi, on ne se connaîtrait pas par hasard?!
Les influences mal placées, les intérêts des uns protégés par ceux des mêmes uns ou des autres, c’est partout que ça existe, l’humain est ainsi.
Alors, c’est sûr que selon la zone où l’on est, c’est plus ou moins fort, toléré, accepté, voire poussé dans ce sens.
Mais, ne nous faisons pas d’illusions quand même… dois-je te rappeller que le Père Noël n’existe pas?!
Aurélie
Les fonctionnaires et les politiques sont toujours à la recherche de solutions. Ils comptent sur les groupes, les association et autres « lobby » pour enrichir leur réflexion. En relations gouvernementales, il faut toujours s’assurer de proposer des solutions, pas seulement de dénoncer des situations.
Merci monsieur Bouchard pour cette information qui est, effectivement, essentielle lorsque l’on fait des relations gouvernementales.
Grogner, chialer, râler, que sais-je encore, ce n’est pas constructif.
Soyons constructif!
J’ai lu ce matin un nouvel article sur votre blogue à ce propos. Merci de partager vos connaissances et votre expérience. Pour des néophytes comme moi, c’est très précieux.
Au plaisir de vous lire.
Les stratégies de lobbying sont pour moi bien obscurs, mais je conviens que tout citoyen a le pouvoir, si petit soit-il, de faire bouger les choses, ou du moins, de se faire entendre. Quand chacun prend la peine de se manifester, c’est la force du nombre qui frappe dans le mile. Alors il faut parler, mais à qui parler et comment le faire ? J’aimerais en savoir davantage. Continue de nous tenir au courant Aurélie de tes apprentissages !