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Le « défi transparence »

La transparence, l’audace, l’humilité, la vérité et d’autres encore. Que de mots, de concepts, d’idéaux à poursuivre et à atteindre dans le cadre de notre profession. De beaux défis ne demandant qu’à être relevés!

Si on en parle tant, si les blogueurs en font l’objet de certains de leurs billets (je pense à Sophie Labelle, à Serge Vallières et à Pierre Bouchard mais aussi aux intervenants du Colloque Parle, Parle, Jase, Jase de cette année et à Élaine Mayrand sur le blogue de Massy- Forget RP) c’est bien que la question se pose, j’ose dire non pas du point de vue de la nature du message, mais bien de celle des moyens de faire passer le message de transparence. Parce que la relation que nos publics veulent entretenir avec nous a changé, nous devons changer notre manière de communiquer avec eux.

Il semblerait que nous soyons tous d’accord sur l’idée qu’il est désormais révolu le temps de la cassette, qu’il faut considérer nos publics comme des citoyens responsables et alliés à notre cause- ou en tous cas, leur expliquer clairement notre position, nos valeurs et les objectifs que nous poursuivons.  Jusqu’ici tout va bien !

Mais là où ça se corse, c’est lorsque le communicateur se retrouve face à un client, un Président, un collègue, etc. pour qui la transparence comme ligne directrice ne fait pas partie des principes de base d’une relation saine. C’est là que le professionnel en relations publiques doit développer force d’arguments pour convaincre son interlocuteur que même lors d’un échec, d’une crise ou toute autre situation défavorable, communiquer sans mensonge et expliquer, vulgariser son discours pour être compris, c’est la clef

Avoir l’audace de dire ce qu’il en est, oser reconnaître une erreur commise, avoir de l’humilité et dire qu’on s’est trompé, ce sont des valeurs qui jamais, jamais, ne nous mettrons quiconque à dos..

Personne ne vit dans le monde de Disney, comme le dit bien Sophie Labelle, toutes les entreprises ont droit de communiquer ce qu’elles font (même si elles vendent des produits comme des cigarettes, il y a quand même des gens qui aiment fumer !).

Ne pas mentir, donner des faits et être à l’écoute des préoccupations de tous nos publics, c’est ça qui importe.
Ensuite, eh bien les râleurs, il y en aura toujours, mais un râleur ça râle  quoiqu’on fasse, il a donc assez peu de crédibilité. 

Les médias sociaux nous offrent une multitude d’outils, de moyens d’entrer en dialogue, d’écouter, de parler, de savoir ce qu’on pense de nous, de notre industrie, de notre entreprise:

Alors profitons-en, chanceux que nous sommes ! 

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2 Responses

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  1. Sophie Labelle says

    Ton billet exprime très bien la réflexion que j,ai eu en rédigeant mon dernier billet. Les journalistes nous somment de ne pas « défendre l’indéfendable », car nous pourrions perdre notre crédibilité auprès d’eux (notre entreprise aussi du même coup). Vrai. Je crois tout de même que ce que Jean-Luc Mongrain voulait souligner par « ne pas défendre l’indéfendable », c’est l’importance d’être transparent oui, mais surtout d’être honnête et authentique. L’idée est de respecter le public en ouvrant le dialogue et en jouant franc jeu.

  2. Serge Vallières says

    J’abonde dans le même sens que toi Sophie! Et j’irais même plus loin en évoquant que notre travail à titre de professionnel de l’industrie des relations publiques, voire notre devoir, constitue à toujours présenter les faits et rien que les faits aux médias, car nous pouvons facilement passer du statut d’ami au statut d’ennemi auprès d’eux. Voilà pourquoi le premier briefing avec le client est si crucial, car c’est à ce moment que l’on doit éduquer le client à l’égard des enjeux qui peuvent se rattacher à une sortie publique et médiatisée. Êtes-vous prêts à dire la vérité, rien que la vérité, chers clients?

    En terminant, je crois qu’Aurélie souligne un excellent point lorsqu’elle évoque que le web 2.0 et les médias sociaux représentent une occasion de rêve pour ouvrir le dialogue auprès de nos publics en plus de pouvoir entretenir une constante interaction et ce, à des coûts modestes…



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