On a vraiment commencé la journée en beauté samedi. Aucun doute, j’ai bien fait de me lever tôt !
Isabelle Hudon, que je n’avais jamais entendu parler, nous a confié des conseils d’une clarté et d’un optimisme rassembleurs, c’était vraiment un beau moment.
Elle et Charles-Mathieu Brunelle ont ouvert le colloque Parle, parle, jase, jase 2009 avec force et authenticité! Pas besoin d’explications, je vous en livre des extraits, c’est du petit lait…
L’audace jamais sans le courage
Isabelle Hudon: « L’audace, c’est d’abord une question de courage, c’est avoir le courage d’être vrai et authentique. L’authenticité, c’est le principe et la valeur la plus difficile et la plus exigeante à respecter dans notre vie personnelle et professionnelle, parce que ça veut dire respect de nos valeurs, de nos idées pour pouvoir se regarder chaque matin dans le miroir. »
Une chose à retenir en relations publiques, on a « l’obligation de dire la vérité et que la vérité. Cette vérité on peut l’embellir, l’égayer mais pas la changer » .
Nous, professionnels de relations publiques, on est toujours très frileux au moment de se prononcer, de se commettre dans des débats, quels conseils est-ce qu’elle pourrait nous donner? :
« Choisissez une cible et ne la quittez jamais des yeux ». Ca aussi, c’est être audacieux, c’est avoir le courage de poursuivre ses idées.
Quand elle parle de ses 3 A (authenticité, ambition et audace,) c’est probablement ce qui la pousse hors de sa zone de confort. (Rappelons-nous au passage ce billet)
L’audace c’est être capable, chaque fois que l’on se retrouve devant un client, un plan de communication, un président ou un vice-président- et qu’on doit offrir des conseils en relations publique- c’est être capable de se demander, avant d’ouvrir la bouche, quelle est la limite à laquelle on est confortable et comment la pousser tout en gardant le cap? Notre objectif doit être celui de nous dépasser et de devenir unique.
« L’unicité c’est ce qui va faire qu’on va se faire remarquer. Cette unicité doit être vraie et sentie et ressentie. »
Être porte-parole, pour que le mot sincérité prenne tout son sens
Elle recommande de saisir l’occasion d’être prote-parole parce qu’à cette place on comprend l’incidence de chaque mot. À cette place, on ressent « cet appétit et cette soif qu’ont les gens d’entendre des gens sincères. Et quand la sincérité y est, même si les idées se choquent, le respect est toujours là« .
Être heureuse tous les jours et dépasser le « socialement acceptable »
Encore une chose: elle n’a qu’un objectif dans la vie, celui d’être totalement heureuse, chaque jour. C’est possible, nous dit-elle, si on ne se campe pas dans un rôle socialement acceptable.
»Il n’y a rien de plus acceptable que ce que vous voulez faire vous-même, peu importe le titre, la rémunération le lieu, assurez-vous que c’est votre choix à vous et pas celui de quelqu’un d’autre« .
Comment faire passer un message quand on est jeune dans une organisation?
Pas besoin de dentelle, pas de filtre mais s’y prendre avec de la générosité. Bien sûr, il faut que le leader soit ouvert à la dynamique, mais, la clef quand on est nouveau »c’est doser notre énergie et notre détermination justement pour ne pas que ça soit vu comme de l’arrogance et un débordement d’assurance »; mais si on a quelque chose à dire, il faut le dire, il n’y a rien de pire que de garder ça.
Voilà, sur ces conseils qui me remplissent d’énergie, qui me dynamisent par leur force tant ils nous responsabilisent et nous rendent acteurs, je vous dis à très bientôt pour d’autres billets sur la quatrième édition du colloque !

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