C’est vendredi, et je tombe, un peu par hasard en navigant sur le site de la SQPRP, sur une causerie à l’UQAM qui aura lieu le mercredi 29 avril 2009.
Son titre:
« Ce n’est qu’une opération de relations publiques, quelle éthique pour les relations publiques ? »
Déjà, le titre évocateur me plait. Je lis le descriptif de l’intervention de Madame Ritha Cossette, ça va être très instructif, j’ai hâte !
Mais, mon esprit accroche un peu, je réfléchis souvent au fait que nous, professionnels des relations publiques, devrions travailler à nous construire une réputation digne de ce nom et en adéquation avec la réalité. Que les médias et le public en général sache ce que c’est d’être un professionnel en relations publiques.
On nous offre la possibilité de poser des questions à la conférencière à l’avance pour que celle-ci puisse y répondre (si la question n’est pas dans le champ…), je saisi donc cette opportunité et ça donne ceci:
» Bonjour,
je viens de m’inscrire pour pouvoir venir à la causerie, très intéressante, que vous nous proposez » ce n’est qu’une opération de relations publiques! «
Peut-être parce que je suis jeune dans la profession, j’ai l’impression que nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il faut être intègre et transparent, même si l’on n’est pas obligé de tout dire à tout le monde (sans pour autant que cela veuille dire cacher et faire des choses répréhensibles !!).
Quand j’entends la fameuse et horripilante expression « opération de relations publiques » il me semble que c’est dans la bouche des journalistes à la radio, des citoyens et citoyennes sur les tribunes libres et dans leurs lettres d’opinion, et dans la presse écrite (journalistique). Je n’ai pas de télévision, mais j’imagine que ça doit arriver aussi à la télévision.
J’en viens donc à ma question :
Sans pour autant négliger l’interne (l’éthique en matière de pratique des relations publiques), n’y aurait-il pas un devoir de notre part de communiquer aux médias et à la population les « bienfaits » des campagnes de relations publiques et de communiquer avec tout ce monde pour expliquer ce qu’est être un professionnel des relations publiques et essayer d’écouter les représentations qu’ils en ont pour démystifier un peu tout ça ??
Je dis souvent que les cordonniers sont les plus mal chaussés, mais ça me semble sincèrement d’actualité pour les professionnels des relations publiques (ils travaillent à la bonne réputation – pour des raisons louables- des organisations pour lesquelles ils oeuvrent, mais ne veillent pas sur la leur).
Bref, voilà, c’est également de cet aspect-là, important, que j’aimerais discuter pendant cette causerie. «
Comme je m’en prémunissais au début de ce billet, je suis peut-être dans le champ, on verra, je vous en dirai plus à l’issue de cette rencontre.. à moins qu’on ne s’y croise ?
Et vous, vous sentez- vous plutôt mal/ pas si mal/ bien/ très bien chaussés ?!

Je me demande si Guy Versailles a l’intention de participer à cette activité – le point que tu soulèves lui ressemble. Je serais peut-être toujours membre de la SQPRP si je sentais que l’association agissait de façon plus proactive en ce sens. C’est l’fun de se féliciter entre nous, mais, personnellement, j’aimerais bien que mon frère cesse de me traiter de vendeuse de chars. Et pour ça, il faudrait que les perceptions changent. Pour ce qui en est de mon frère et de ses opinions, j’en ai déjà trop dit
Je suis assez d’accord avec toi, je m’attarde rarement à me flatter la panse en me félicitant (d’ailleurs on me force à le faire parce que, de temps en temps, c’est important). Je suis plus du genre à me demander, « what’s next » !!
Pour ton frère, est-ce un cas désespéré ou est-ce une manière de te taquiner ?!
Sans blague, travailler à notre réputation ne pourrait apporter que du bon, à mon humble avis. Même chose quant au lobbyisme.. ça fera l ‘objet d’un autre billet je pense !
Pour monsieur Guy Versailles, à voir !
Je pense aussi que nous sommes des cordonniers mal chaussés. J’aimerais que la SQPRP prenne davantage position au sein des médias pour démystifier notre profession. Je crois aussi que chaque professionnel en RP a le devoir de se faire entendre lorsqu’il est témoin d’incompréhension de la part du public. Si on se laisse toujours manger la laine sur le dos, personne ne saura qu’il y a erreur.
Merci Sophie d’avoir répondu à mon sondage !
Oui, les médias seraient un relais de choix.
Sinon, je ne sais pas si ça se fait, mais, la SQPRP pourrait proposer, par exemple, de tenir des « séances d’information » dans les CEGEP sur ce que sont les relations publiques et en quoi consiste le travail au quotidien des professionnels en RP.
On pourrait aussi, sur le nouveau site de la SQPRP, réserver un espace pour que chacun puisse témoigner de ses « bons coups » et ainsi compiler un grand nombre d’histoires et autres anecdotes à raconter, à diffuser.
Ainsi, en tapant « relations publiques » sur google, on tomberait sur une collection de belles histoires, sans mensonges, à visage humain, qui raconteraient le quotidien de ces professionnels là, intègres et passionnés.
Des lettres ouvertes pour faire entendre notre voix seraient-elles publiées? on n’a rien à perdre me semble-t-il ?
Michelle, pour que ton frère arrête de penser que tu vends des chars… peut-être faudrait-il que l’information soit disponible sur le net, puis qu’elle puisse se propager (je pense même à un clip Youtube… à diffuser mode « marketing viral: qui sont les professionnels en relations publiques?!)..
Je m’égare, mais, …. on s’en reparle !