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Quand le lobbyisme fait du surf et prend la vague au bon moment

Beaucoup de choses à dire très intéressantes et prometteuses (j’ose l’espérer) pour tout ceux qui font des relations gouvernementales ou encore du lobbyisme.

J’ai très peu de temps ces jours-ci mais j’y reviendrai sans aucun doute à plusieurs occasions. 

 

Quelles bonnes nouvelles?  

- L’annonce du commissaire au lobbyisme de mener une enquête pour voir si des activités d’influence auraient été entreprises et non déclarées au registre des lobbyistes, dans le cadre de l’octroi du fameux contrat des compteurs d’eau à la Ville de Montréal,

- L’Association québécoise des lobbyistes profite de l’occasion, à raison, pour faire parler d’elle (en dehors d’une crise, cela aurait-il été possible? ..) et ainsi espérer recruter de nouveaux membres.

Ainsi, avec cette actualité brûlante pour les relations gouvernementales, comment ne pas espérer que cette étincelle permette de parler et de démystifier enfin le rôle, pourtant primordial pour notre démocratie, des lobbyistes ?

Par lobbyistes, j’entends ici des personnes (avocats, architectes, professionnels en relations publiques, …) qui, soucieuses de faire valoir l’intérêt ou la cause des organisations pour lesquelles elles travaillent, ou qu’elles conseillent, présentent des demandes de modifications de lois et autres dossiers à saveur politique.

Faire du lobbyisme, ce n’est pas faire passer une enveloppe sous la table, ce n’est pas simplement (loin de là) prendre son téléphone et parler à un ministre. 

Non, faire du lobbysime est autrement plus complexe (et excitant !) car cela doit se faire dans le souci d’intégrité et de transparence (comme beaucoup d’autres choses me direz-vous !)

Il s’agit de monter tout un dossier conforme aux normes, réglementations et autres exigences de la machine administrative du /des ministères concernés. En plus de cela, si ce à quoi touche notre projet ne correspond pas aux priorités politiques du moment, il faut faire en sorte que cela le devienne, ou encore attendre le bon moment. 

Faire en sorte que les politiques s’intéressent à notre « cause », c’est travailler avec l’opinion publique et donc les médias. Fournir des données scientifiques, et venant de sources respectées, pour pointer le problème, et par la même occasion, les solutions que l’on propose. 

Il s’agit donc de mettre debout toute une stratégie qui satisfera non seulement les exigences de l’administration, mais également celles du politique.

Faire du lobbyisme c’est donc, obligatoirement, faire preuve d’un sens politique certain. Savoir convaincre, c’est savoir d’abord écouter ce qui préoccupe votre interlocuteur pour adapter notre réponse à ses besoins et peurs (bien souvent). Il ne s’agit pas de répéter mille fois un message, mais bien de le façonner à la réalité qui l’entoure pour qu’il en ressorte plus fort, et plus juste. Il n’est pas question de tromper qui que ce soit.

 

Ainsi, pour toutes ces raisons, et bien plus encore, la réaction du Commissaire, Monsieur André Côté, de prendre le taureau par les cornes et d’agir de façon responsable est une bonne nouvelle. 

Ce qu’il faudrait, c’est que s’inscrire au registre des lobbysites et devenir membre de l’ALQ devienne comme une protection pour ceux qui ne veulent pas être amalgamés avec les « moins honnêtes » .. une sorte de mode à lancer !

 

Encore beaucoup à dire et à regretter, je parle de la position du Parti libéral du Québec à propos d’un commissaire à l’éthique pour les élus et son code… est-ce reculer pour mieux sauter ? j’oserais l’espérer !!

Posted in Sur le vif, relations publiques.

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