J’ai eu hier soir une discussion animée et d’actualité traitant de Twitter et de comment l’utiliser, l’exploiter.
Ce qui me semble, à moi, révolutionnaire et très intéressant, c’est qu’avec cet outil, on peut montrer à nos clients (ciblés) toute la considération que l’on a pour eux en leur donnant (en nous donnant) la possibilité de répondre à leurs questions. De cette attitude d’ouverture en découlera, j’en suis certaine, une forte crédibilité.
Pour ce faire, si une marque ouvre un compte Twitter, il faut déjà qu’elle suive ceux qui la suivent (c’est la base).
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, les comptes Twitter ouverts seulement pour faire de « l’auto-promo » ça m’énerve au plus haut point: j’y vois là une récupération indigne des marketeurs à l’ancienne (cette forme de marketing a, d’ailleurs, encore son public) qui s’approprient d’une façon erronée un outil sans en comprendre l’essence même (la bidirectionnalité, le dialogue, l’écoute…) ou sans vouloir en comprendre l’intérêt car ce serait trop d’énergie pour eux de changer leurs méthodes, leurs habitudes de travail, leur manière de penser…
Les médias sociaux intégrés à une campagne, oui, ça coûte en temps/personne, il faut (pardon de vous décevoir) des vraies personnes en chair et en os (et en plus des personnes compétentes) pour répondre aux questions, humaniser le dialogue et le rendre authentique. À l’heure d’aujourd’hui, au Québec, peu de marques le font, alors, soyez à l’avant-garde.
La personne avec qui je parlais me disait qu’il fallait y aller par étapes, parce que ça faisait trop peur aux marques de devoir mettre autant d’argent pour se prendre des critiques à longueur de journée dans la figure. Toujours les fameuses critiques.
Donc, on ouvre un compte Twitter, on ne suit pas ceux qui nous suivent (surtout pas !) et d’ici quelques temps, on verra si la marque voit un intérêt à s’ouvrir au dialogue (la base de Twitter, rappelons-le).
Je tiens à préciser que l’on parlait d’une grande marque qui a un public très, très large de consommateurs. L’objectif étant, toujours selon lui, d’amener sur Twitter des gens qui n’y sont pas…
Je reste perplexe quant à cette « démarche par étapes » … je me demande bien si une marque qui « profite » de Twitter sans s’y impliquer va changer sa façon de voir Twitter par la suite….
Je serais d’avis de dire que, dans ce cas-là, à vouloir toucher un public qui n’est, par définition, pas sur Twitter, l’outil (en l’occurrence le gazouilleur) est très mal choisi…
Et puis, commençons par faire faire une veille internet aux dirigeants pour qu’ils puissent mesurer à quel point on parle de leur marque sans même qu’ils le sachent.. à ce moment-là, peut-être auront-ils envie de payer quelqu’un de compétent pour rectifier ce qui se dit sur eux de faux et ainsi pouvoir devenir une ressource/ un incontournable vers qui se tourner au cas où on ait une question (mais, là, on sort de la dynamique: « je vends ce que j’ai en stock »).
Qu’en dites-vous ?
Ce billet, qui pose un grand nombre de questions à mon humble avis, reflète un questionnement actuel, j’aimerais vraiment vous lire à ce propos; rien n’est coulé dans le béton, surtout avec les médias sociaux mais…quand même !

Moi aussi je me pose plusieurs questions au sujet de Twitter. Je suis très débutant avec cet outil et j’observe depuis environ un mois. D’entrée de jeu, l’outil me semble prometteur mais tout comme n’importe quel outil de diffusion, il est important de bien cerner au départ les publics actifs puisqu’ils sont probablement plus enclins à converser au sujet de vos messages. La difficulté est de les sélectionner et d’ensuite de converser sur une base régulière! De toute manière, il ne faudrait pas les négliger puisqu’ils sont ceux qui dans un réseau de micro-blogging deviennent des influenceurs non seulement dans les réseaux virtuels mais surtout dans leur réseau interpersonnel.
Une chose cependant m’apparaît claire, démontrer aux dirigeants la plus value de Twitter demeurera une grande difficulté parce qu’ils sont pour la plupart des fonctionnalistes dans leur approche de gestion, c’est pourquoi, nous avons le réflexe de faire une veille pour leur démontrer la présence de leur marque et ils voudront probablement chercher à soit contrôler les messages ou encore faire de la propagande. Cela explique probablement en partie la faible présence de marques québécoises dans ce monde virtuel.
Je fonde un espoir cependant avec les futurs dirigeants cad ceux sont sur les bancs de nos universités aujourd’hui, ils ne se poseront pas les mêmes questions sur la plus value des réseaux comme Twitter, ils auront probablement compris que les médias sociaux et les médias traditionnels doivent être complémentaires. On s’en reparlera dans quelques années ! Une nouvelle industrie de la communication se forgera sur cette base du moins en partie d’où l’importance de se poser des questions comme celles de votre commentaire. Merci de lancier l’idée et à bientôt !
Sans connaître les détails concernant cette entreprise et ses objectifs, j’avoue ne pas trop suivre le raisonnement: l’idée principal est d’attirer les gens sur Twitter? Mon dieu – quel effort! Il me semble plutôt qu’une bonne stratégie de comm cherche plutôt à joindre les public cibles là où ils sont déjà. S’ils sont sur Internet plutôt que devant la télé, il faut aller à leur rencontre sur Internet. S’ils sont sur Twitter, il vaut mieux songer y être aussi. Le choix d’outil dépend de toute une panoplie de réalités et d’objectifs.
Mes clients qui connaissent actuellement le plus grand succès avec Twitter sont ceux qui veulent faire une communication B2B. CakeMail, par exemple, calcule qu’environ 5% de leur chiffre d’affaires vient directement de relations développées via Twitter. Pas mal, quand même.
On ne parle pas de diffusion – ils s’engagent dans une conversation avec leurs clients actuels et potentiels. Des clients actuels et potentiels qui sont déjà sur Twitter. Voilà ce qui fait toute la différence.
En tant que pro en RP s’intéressant aux médias sociaux, j’adore Twitter, outil qui me permet de suivre et d’échanger avec d’autres professionnels qui s’y intéressent aussi. Ils partagent leurs trouvailles (outils, articles) et leurs idées. Un bel exemple de communauté.
J’adore, mais je ne vois pas ça comme la solution par excellence pour TOUS mes clients. Il faut faire preuve de discernement, quand même. Il faut développer une stratégie, pas seulement mettre la main sur le premier outil qui vient à l’esprit. C’est notre rôle de bien conseiller nos clients.
Je le dis et je le répète: les médias sociaux sont une réalité, certes. Mais les médias sociaux ne remplacent pas les comms traditionnelles. On parle de complémentarité. À ne pas ignorer, certainement, mais à ne pas appliquer seulement parce que c’est devenu ‘tendance’. Ne soyons pas aveugles, mais soyons quand même logiques.
@Guy Litalien: Merci d’apporter votre questionnement et ce que vous dites sur les dirigeants d’aujourd »hui et de demain est, effectivement, un point important. Mais gardons bien à l’esprit que tout doit partir de notre intention, des publics que l’on vise.
@Michelle: c’est peut-être tout croche parce que je n’ai pas construit mon billet de façon claire; mais, il m’avait semblé, à moi aussi, que faire changer nos publics pour les amener sur un média social pour, de surcroît, ne pas l’utiliser comme un média social.. était loin d’être pertinent.
Et loin de moi de vouloir réserver Twitter à une quelconque élite, c’est juste qu’il faut, comme tu le dis si bien aller là où sont nos interlocuteurs (encore mieux que « public » dans le cas des médias sociaux).
Je suis bien d’accord qu’il s’agit de se compléter et non de s’annuler (cette phrase pouvant être valable pour tellement de choses… !)
Aurélie,
Tout ce que tu écris a bien du bon sens. Je partage tes affirmations et tes questionnements. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que Twitter n’est qu’un outil. À regarder les médias sociaux par la lorgnette des outils, on risque de se tromper. Il faut prendre du recul, établir nos objectifs, nos publics et nos stratégies et ensuite, et seulement ensuite, faire le choix nos outils.
À bientôt, MJ
Merci Marie-Josée d’avoir pris le temps de préciser que, encore une fois, il s’agit d’établir une vraie démarche stratégique et de ne pas succomber à la tentation de l’effet « mode » !
Twitter ça peut être bien pratique, instructif, …. mais, ce n’est pas la réponse à tout, loin de là.