Une collègue aujourd’hui nous envoyait ce lien vers l’émission Libre comme l’air de Radio- Canada, trois invités répondaient à la question: Que fait l’attaché de presse? Les invités en question sont Francine Chaloult, Loui Mauffette et Hubert Bolduc.
Chacun a une expérience assez semblable pour certains points, comme le fait de protéger la personne pour qui on travaille, que celle-ci soit dans le monde du spectacle ou bien de la politique, comme Hubert Bolduc avec Monsieur Bernard Landry. Le rôle de l’attaché politique étant également de travailler avec les journalistes, de les aider, les alimenter, leur donner de l’information.
Pour d’autres choses leur expérience et leur rôle diffèrent, comme sur la question des journalistes, des relations avec les médias: ceux-ci veulent voir, rencontrer, interviewer Céline Dion, et là l’attaché de presse doit dire non.
Comme le dit très clairement Hubert Bolduc, désormais VP Communications chez Casacades, en politique c’est différent. L’attaché de presse peut difficilement dire non aux journalistes, ces journalistes qui voudraient avoir des rencontres exclusives avec les hommes politiques, chose difficile à avoir, pénalisant les autres médias et la personnalité publique en question.
Le travail des attachés de presse en politique est également de préparer son « poulain » aux pires questions, aux tentatives de déstabilisation auxquelles ils pourraient être confrontés et aux rencontres (points de presse, débats, etc.) qu’ils vont avoir.
Une dernière chose que tous ont validé: ne jamais mentir, sinon c’est la fin du lien de confiance avec les journalistes. Mais, c’est vrai que l’on ne dit pas toujours toute la vérité; certaines choses ne doivent pas être rendues publiques.
Pourquoi un petit billet à propos de cette émission? c’est que j’ai noté une grande tendresse, un attachement, un respect très fort de chaque attaché à l’égard des personnalités qu’il a eu à protéger.
Cette intervention de Hubert Bolduc, entre nous, me réconcilie avec le personnage. Je n’avais pas aimé son discours sur les médias sociaux à l’automne dernier à la journée Infopresse… comme quoi !

Intéressant tout ça. Je me souviens que moi, au contraire, j’avais beaucoup aimé la conférence de M. Bolduc. En fait, j’ai surtout apprécié le personnage. Un homme ambitieux, charismatique, passionné et qui semblait avoir un job très intéressant.
Concernant ton passage « Mais, c’est vrai que l’on ne dit pas toujours toute la vérité; certaines choses ne doivent pas être rendues publiques. », ça me fait penser à un CV : on doit se mettre sous son meilleur jour, mais on ne doit pas mentir. Un employeur potentiel pourrait découvrir le pot aux roses et on salirait notre réputation. Si l’employeur nous questionne à propos d’éléments dont on n’a pas parlé dans notre CV, on répond de façon authentique, mais on peut se garder une réserve sur certains éléments.
Exactement, le personnage est charismatique, mais, du point de vue du contenu relatif aux médias sociaux (l’objet de la matinée Infopresse), j’étais restée sur ma faim, voire j’avais le sentiment qu’il s’en était moqué sans pour autant les avoir jamais vraiment utilisés.
Tu as tout à fait raison de mettre en parallèle le cv pour cette (récurrente) question de la vérité – toute la vérité; c’est exactement ça !! On n’est pas là pour mentir mais pour se présenter du mieux que l’on peut !