Allez, un peu d’auto-promo (je n’aime pas ça, mais j’avoue que j’ai eu beaucoup de plaisir à relever ce beau défi).
Lundi dernier, j’étais à Sherbrooke pour donner une conférence-atelier à une dizaine d’étudiants de maîtrise en Environnement. L’intitulé du cours est « Communication et Gestion participative ».
J’ai mis sur slideshare le power point que j’avais monté pour l’occasion (voir u bas de ce billet), je cite de nombreuses sources comme Pierre Bouchard et CASACOM, sans compter Brian Solis et son ouvrage que je recommande toujours Putting the Public Back in Public Relations.
Pour l’aspect environnement, j’ai cité la blogueuse Cécile Gladel, le compte Twitter de François Cardinal et j’ai donné comme exemples de relations publiques 2.0 le Pont Mercier et le blogue de Luc Ferrandez, maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.
J’ai cité d’autres professionnels en relations publiques et blogueurs influents, tout comme, évidemment, Michelle Blanc notre blogueuse nationale!
Bref, je me suis pliée au bel exercice de synthèse et de « vulgarisation » nécessaire à toute activité de partage de connaissances et, il semblerait que je m’en sois pas mal sortie! En tout cas, ça m’a rappelé combien, enseigner, j’aime ça!
Dans cet excès d’orgeuil, je cite un extrait des remerciements de Serge Cabana:
« La prestation enlevante et les exemples adaptés au contexte professionnel ont réussi à conférer un caractère pragmatique à un cours qui aurait pu sombrer dans les technicalités et les théories nébuleuses. L’auditoire n’était pas gagné d’avance. Or, personne ne s’y est ennuyé et tous en sont ressortis mieux au fait des nouvelles tendances dans l’utilisation des réseaux sociaux. »
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– 25 03 2010
Un tweet de Michelle Sullivan cet après-midi pique ma curiosité et, de fil (un article d’André Valiquette sur le site de la SQPRP) en aiguille (le téléjournal sur Radio-canada: le métier de relationniste), je constate qu’effectivement le discours que l’on véhicule sur les relations publiques et leurs professionnels est erroné, grossier et malhonnête.
Je dirai même que le montage et les mots utilisés dans la bande sonore de ce reportage sont très significatifs du message (très contrôlé, lui) que veulent faire passer ses réalisateurs: les « relationnistes » se font payer cher par leur clients qui ont fait de graves erreurs (exemples de Maple Leaf avec la crise de la listériose et Toyota à l’appui).
Donc, les professionnels en relations publiques se font payer très cher par des criminels pour les sortir de leur situation inconfortable au moyen de message contrôlés diffusés dans les médias.
Allons, bon! Les médias seraient donc complices puisqu’ils diffusent ces messages, même mot pour mot parfois comme le montre le reportage.
Moi, ce que j’en pense c’est que dans la vie de tous les jours, tout en restant honnête et vrai, on se prépare, on anticipe (ou on essaie) sur ce qui va ou peut se passer et on a ainsi l’impression de plus contrôler les choses.
N’importe quelle fille (n’importe qui même), j’en suis certaine, s’est déjà retrouvée devant un miroir un jour et s’est essayée à répondre à une question imaginaire posée par un hypothétique beau jeune homme dans une fantasmatique situation de drague située dans un lieu idyllique. Est-ce mentir et être malhonnête que de faire cela? Non, c’est se préparer et essayer de se montrer sous son meilleur jour; il n’y a rien de mal là-dedans.
Mentir, ce n’est pas acceptable, c’est une question d’éthique. Accepter un contrat, décider de conseiller une personne coupable, c’est chacun, avec soi-même, qui doit décider.
Mais arrêtons de jeter la pierre aux RP, ce métier est un métier d’écoute et d’anticipation, de gestion de ce qui arrive et de ce qui peut arriver et de comment en parler. Il ne s’agit pas de faire un lavage de cerveau aux gens dans un climat de propagande.
Il n’est pas question de manipuler intentionnellement le cours des choses, mais bien d’avoir un impact positif sur les événements dans le respect de tous. Point.
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– 17 03 2010
Et oui, un titre évocateur pour moi: mais où sont donc passées les problématiques et les situations de crise qu’ont a gérer certains professionnels en relations publiques comme annoncé?
silence…
Dans la série Mirador, jusqu’au dernier épisode, les relations publiques ont été reléguées au simple rôle de vague décor, un fond de scène sans intérêt qui laisse toute la place aux acteurs de jouer sans ombrage et aux intrigues de s’envoler!
Une pièce de boulevard, où les intrigues amoureuses et familiales ont toute leur place. Et les relations publiques dans tout ça? Juste une excuse pour accrocher le spectateur (du moins celui qui travaille en relations publiques) le temps de nouer l’intrigue. Comme je commente sur de blogue d’AGC :
« Le caractère manichéen de cette vision de ce que peut-être le traitement d’une nouvelles par les médias et les professionnels en RP est dommage. Comme vous le dîtes, cela aurait pu être l’occasion de présenter ce que nous faisons et de sortir d’une vision hollywoodienne de la profession…mais, n’est-ce pas cela le propre d’une série TV ? Ne refléter en rien, ou presque, la réalité?! Mirador est une histoire de famille assaisonnée de sexe.. vaguement teintée de relations publiques à mon avis! »
Une vraie déception oui; mais, en même temps, comment être objective? Mirador ne fait pas partie des séries que je pourrais regarder juste « pour passer le temps », j’avais une attente, et une grosse! Elle n’a pas été comblée, dommage pour moi!
Et vous, votre verdict après cette première saison?
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– 15 03 2010
Josianne Massé a récemment rédigé un billet sur Branchez-vous! intitulé Et si la place des jeunes était sur LinkedIn?
Elle m’avait posé quelques questions à ce sujet et, il est vrai que même si LinkedIn est le premier profil que j’ai créé en ligne, je réalise que je l’utilise très peu d’un point de vue « réseautage ». J’accepte d’ailleurs seulement des gens que je connais, et le plus souvent avec qui j’ai travaillé ou étudié. Je souhaite apparaître dans le moteur de recherche de LinkedIn, au cas où on rechercherait quelqu’un de mon profil, mais je ne souhaite pas ouvrir mon profil au monde.
Twitter, pas contre, je l’utilise quand je cherche quelqu’un ou quand j’ai besoin d’un conseil, que ce soit professionnel (dernièrement j’ai fait un appel pour un concepteur-rédacteur anglophone et ai obtenu plusieurs références fort intéressantes) ou plus personnel (en février, j’étais à Ottawa et cherchais un bon restaurant japonais: grâce à @AlexBoileau qui me suit sur Twitter, j’ai dîné dans un excellent japonais!). Bref, il y a toujours quelqu’un sur Twitter disponible et prêt à répondre ou aiguiller les autres dans une recherche.
LinkedIn n’a pas cette réactivité-là; peut-être que les discussion sur les forums LinkedIn sont très réfléchies et renseignées, je ne sais pas, je n’y participe que très peu (et encore, comme lectrice).
Donc, LinkedIn , oui, important d’y être (mais pas nécessairement actif dans les discussions) et encore (et toujours) il est important de voir si c’est pertinent selon le domaine dans lequel on oeuvre et on cherche un emploi. Le système de référence est point positif de LinkedIn.
Twitter, important d’y être si ceux de mon industrie y sont déjà- ou commencent à y être. Je peux toujours me rendre utile sur Twitter et cette générosité-là y trouve toujours son compte. De plus, c’est une mine d’information quand on prend la peine de plonger dans ce flot continu de nouvelles!
Avez-vous la même utilisation que moi de ces deux espaces sur le Web?
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– 14 03 2010
Quelle tristesse de constater qu’un film qui vante les mérites de l’armée américaine (« Démineurs » de Kathryn Bigelow) a reçu les honneurs dimanche soir dernier.
Propagande pro guerre (en Irak ou là où vous voulez, c’est du pareil au même) contre dénonciation des ravages que font les armées, la violence de ce qu’est la guerre pour la nature et les peuples qui les subissent impuissants.
Si Avatar avait gagné, on aurait au moins pu avoir un brin d’espoir quant à la suite des événements. Mais là, non, c’est la guerre qui gagne… pathétique.
Je constate que c’est une femme qui a reçu l’oscar de la meilleure réalisatrice, est-ce un mal nécessaire pour un bien relatif? Pas certaine.
Alors, est-ce de la propagande pour vous ces Oscars? Pour moi, oui, clairement.
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– 9 03 2010